vendredi, 24 juin 2005
Je pense déjà à être papa d'une jolie petite fille
Dès que la grossesse est confirmée, l'homme peut se rêver tour à tour père d'une fille... ou d'un garçon. Lorsque l'échographie lève le voile, l'attente n'est déjà plus la même, et chacun, de façon différente, va projeter sur ce petit être en devenir ce qu'il est, ses ambitions, ses désirs et parfois ses inquiétudes. Si le père se situe dans une culture patriarcale - où la transmission et la filiation se font traditionnellement de père en fils -, il sera probablement déçu d'avoir une petite fille. Si sa déception persiste, la fillette risque, plus tard, de se sentir dévalorisée d'appartenir au sexe féminin.
Heureusement, les temps ont changé et la plupart des hommes ne sont plus « outragés » d'avoir une fille car elles aussi font des études et exercent des métiers valorisants comme les garçons ! D'autant plus que, quel que soit le sexe de l'enfant, l'expérience de la paternité est perçue en ce début de siècle de plus en plus positivement.
C'est le père qui pousse sa fille à aller vers les autres, lui apprend à sauter, courir, danser... à développer ses capacités physiques. Il doit soutenir sa fille dans son développement intellectuel et social, valoriser ses résultats scolaires (très important, le passage à la grande école !) et, plus tard, éventuellement lui faire partager ses passions. Qu'il projette sur elle de grands espoirs et des ambitions comme il le fait pour son fils. Bref, qu'il croie en elle. Dans notre société actuelle qui prône la réussite, en faisant exister socialement sa fille, il la fait exister tout court. Confiance en soi, capacité d'action, audace devant l'inconnu, cela repose en bonne partie sur les épaules du papa ! Equilibre affectif aussi. Le père est également le premier homme, le modèle masculin sur lequel la fillette peut, en toute impunité, tester son pouvoir de séduction. Et elle ne s'en prive pas !
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